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Tirs de loups simplifiés : l’ASPAS portera l’affaire au tribunal !
Depuis le 23 février 2026, la biodiversité est en deuil. Le gouvernement, plus que jamais à la botte des lobbies, a officiellement supprimé le loup de la liste des mammifères protégés tout en remontant de 2 % le plafond annuel de destruction de l’espèce (de 19 à 21 %).
Et ce n’est pas tout : désormais les éleveurs (qui ont le permis de chasse) pourront librement tirer sur un loup sur simple déclaration, même s’ils n’ont pas protégé leur troupeau…
Alors que ces mesures rétrogrades étaient attendues pour le 1er janvier 2026, le gouvernement se sera finalement donné deux mois de réflexion supplémentaires pour peaufiner son plan diabolique.
Après les annonces catastrophiques des ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie en Haute-Marne, le 16 février, c’est en plein Salon de l’Agriculture que les deux nouveaux arrêtés ont été officiellement publiés :
- Le premier concerne l’augmentation du plafond maximal de tirs de loups (de 19% à 21%) et est applicable dès maintenant.
- Le second, qui n’entrera en vigueur qu’à partir du 1er avril 2026, concerne la nouvelle réglementation des tirs. Il acte également le retrait du loup de la liste nationale des mammifères protégés…
Comme souvent (pour ne pas dire toujours), le gouvernement n’a aucunement tenu compte de l’écrasante opposition citoyenne exprimée lors de la consultation publique : sur les 32 357 messages déposés, les trois-quarts font part d’un avis défavorable (73 %) !
S’il reconnaît qu’il y a une « défiance marquée à l’égard d’une approche centrée sur la destruction et un attachement fort à la préservation du loup en tant qu’élément clé du patrimoine naturel et de la biodiversité », les modifications apportées au texte final font totalement fi de ces considérations.
L’ASPAS, qui va prendre le temps d’analyser dans ses moindres détails ces nouvelles mesures scandaleuses et dangereuses, saisira bien évidemment le Conseil d’État.
Nous demandons justice pour les loups ! Et appelons à une cohabitation intelligente avec les prédateurs, qui ont tout autant le droit d’exister que nous…
Photo d’en-tête © R. Holding