Un statut de protection bafoué

Juridiquement, le loup est strictement protégé par la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe de 1979, dont les dispositions sont reprises par la directive européenne du 21 mai 1992 dite « Habitats ». Il est inscrit sur la liste des mammifères protégés de France par l’arrêté du 23 avril 2007.

Toute atteinte à cette espèce est donc strictement interdite, mais de nombreuses dérogations, c’est-à-dire des « destructions », sont possibles et largement mises en œuvre en application d’un protocole qui résulte à ce jour de l’arrêté ministériel du 19 février 2018.

Chaque année, un pourcentage de la population peut ainsi être abattu « en vue de la protection des troupeaux domestiques ». Ce nombre avait été fixé à 10% de la population par l’arrêté ministériel du 19 février 2018. Mais depuis le 26 juillet 2019 et jusqu’au 31 décembre 2020, un dispositif « expérimental » permet l’abattage de 17 à 19% de la population, mettant en péril sa survie sur notre territoire !

Ces tirs prétendent permettre de diminuer les dommages causés par les loups sur les troupeaux ovins, mais l’efficacité de ces tirs n’est démontrée ni scientifiquement ni sur le terrain ! Ces abattages inutiles mettent en péril une espèce faisant partie à part entière de notre patrimoine naturel.

 

Parce que juridiquement une espèce protégée ne peut pas être « régulée », parce que concrètement les fusils ne permettront pas de faire cesser les dommages, parce que, logiquement, seul le développement de véritables solutions de protection des troupeaux permettront une réelle cohabitation entre cet acteur essentiel de la biodiversité et les activités d’élevage, le service juridique de l’ASPAS œuvre depuis plusieurs décennies à faire respecter l’engagement qu’a pris la France en matière de protection et de respect de la vie sauvage.

 

L’ASPAS demande officiellement la fin de la politique des tirs létaux et l’application d’une réelle protection des loups. Elle demande également que soit développée une véritable ingénierie de protection permettant la cohabitation entre ce grand prédateur et les activités humaines, et la sanction de la mauvaise mise en œuvre des moyens de protection des troupeaux.

Et, puisque l’union fait la force, l’ASPAS s’est activement engagée au sein de CAP Loup, un collectif créé en 2014 qui regroupe plus de 40 associations.

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2 juin 2020|

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Le loup nous repère avant que nous ne l’apercevions. Et pourtant, certains photographes ont eu la chance de croiser sa route, voire son regard…