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Victoire contre le déterrage de blaireaux dans le Calvados !
La justice annule la période complémentaire de chasse sous terre qui avait été autorisée du 15 juin au 14 septembre 2024 dans le Calvados. Motif : le déterrage, à cette période de l’année, tue des petits blaireaux et nuit au maintien du bon état de la conservation de l’espèce !
A l’époque, l’ASPAS, AVES et One Voice avaient déjà obtenu la suspension de l’arrêté préfectoral auprès du Tribunal administratif de Caen, moins d’un mois après son mise à exécution, ce qui avait permis de sauver de nombreux blaireaux. Deux ans plus tard, ce même tribunal nous donne raison, sur le fond cette fois.
Pour justifier sa décision, le juge rappelle l’interdiction pour les chasseurs de tuer les blaireautins non autonomes, or ces derniers sont susceptibles d’être présents dans les terriers pendant la période complémentaire autorisée par le préfet :
Il ressort des données nombreuses, circonstanciées et concordantes de la littérature scientifique, produites par les associations requérantes, que les naissances des blaireaux interviennent entre la mi-janvier et la mi-mars et que la période de sevrage se déroule entre mi-avril et mi-juin. Il résulte également de ces différentes études que la période de sevrage des blaireaux ne constitue qu’un simple stade d’évolution de leur régime alimentaire et ne peut être considérée comme marquant l’autonomie du petit blaireau vis-à-vis de sa mère, celle-ci intervenant, selon les études, vers l’âge de six à huit mois. Il s’ensuit qu’en l’état des connaissances scientifiques, les petits blaireaux ne sont pas émancipés de leur mère pendant la période complémentaire de chasse autorisée par l’arrêté attaqué, du 15 juin à l’ouverture de la chasse, le 15 septembre.
Il pointe aussi, en passant, le caractère non sélectif de la vénerie sous terre :
[…] Alors qu’il ne saurait sérieusement être soutenu que la pratique de la vénerie permet de sélectionner les spécimens ciblés, l’ouverture d’une période complémentaire de chasse présente un risque de destruction des petits blaireaux.
Mais le juge va même plus loin, en alertant sur la chasse des adultes eux-mêmes à cette période :
[…] Compte tenu de l’état de dépendance des juvéniles à l’égard de leur mère durant cette période, l’autorisation de destruction de la mère menace également, indirectement, la survie des petits.
Bref, c’est une décision bien motivée qui nous donne pleinement satisfaction : espérons que d’autres tribunaux se saisissent de cette jurisprudence pour annuler les nombreux autres arrêtés contestés par l’ASPAS et ses partenaires !
En mai, 1 € = 2 € pour les blaireaux !
Du 1er au 31 mai, à l'occasion du mois des blaireaux, l'ASPAS lance avec le soutien d'un généreux philanthrope une cagnotte SPÉCIALE : chaque don qui y est versé est DOUBLÉ !
L'objectif : recueillir 10 000 € de dons pour 20 000 € reversés à l'ASPAS.
Pourquoi 20 000 € ? Parce que ce montant correspond à une année de financement d'actions en faveur des blaireaux :
- Procédures juridiques contre les périodes complémentaires de déterrage ;
- Communication pour mieux faire connaître l'espèce auprès de tous les publics ;
- Sensibilisation des plus jeunes par l'envoi de kits pédagogiques dans les écoles ;
- Interpellation des élus…
Autant d'actions qui participent chaque année à sauver des milliers de vies… et potentiellement 2 fois plus grâce à votre soutien aujourd'hui !
Et parce que la mission de l'ASPAS est reconnue d'utilité publique, 66 % de vos dons peuvent être déduits de vos impôts* : autrement dit, pour un don de 50 €, ce sont 100 € reversés à l'ASPAS qui ne vous reviennent en réalité qu'à 17 € !
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Photo d’en-tête © D. Avondes

